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  • : Demain sera un autre jour: des mots et leur histoire, de l'actualité, de l'humour(tel que je le conçois),des barbus moustachus et parfois la pensée du jour .
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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 23:07

Je ne puis attendre la Journée internationale de la femme du 8 mars prochain pour mettre mes moustachus au diapason.

Si depuis des temps immémoriaux, les représentants de la gent  masculine portugaise se laissent pousser la moustache pour ressembler à leur maman,

La moustachue du jour (171)

l'héroïne ci-dessous a su braver les tabous de son époque et surpasser les complications d'une hypertrichose(pilosité envahissante) pour en faire un atout.

j’ai donc décidé de vous présenter dès aujourd'hui une courte biographie agrémentée de quelques clichés de celle qui fut la plus célèbre femme à barbe de l’histoire : Clémentine Delait (1865-1939).

 
La moustachue du jour (171)

Dotée d’un système pileux excessivement développé, l’ardente DELAIT se laisse pousser la barbe à la suite d’un pari et décide de la conserver. Ce qui lui confère une certaine notoriété. A la fois  dans les Vosges où elle tient un café (café de la femme à barbe, le bien nommé) et alentours grâce à la vente de cartes postales sur lesquelles elle figure en tenue masculine.

Il est à noter qu’à cette époque, le port de la tenue masculine pour les femmes était interdit et qu’elle a bénéficié  d’une dérogation.

 

La moustachue du jour (171)
La moustachue du jour (171)

En 1928, à la mort de son mari devenu vraiment trop rasoir, elle se lance dans une série de tournées à travers le monde. Les plus incrédules ont beau hurler, elle est bidon DELAIT, la femme à barbe fait la une des journaux et devient célèbre.

Elle décède en avril 1939 dans son village à Thaon dans les Vosges.

Pile poil un cheveu avant la déclaration de la seconde guerre mondiale. Pour ne pas prendre le risque d’être tondue à la libération ?

Poils au Menton

La moustachue du jour (171)
La moustachue du jour (171)

Le saviez-vous?

En France, la loi du 26 brumaire an IX interdisant le port du pantalon aux femmes n’a jamais été abrogée. Toutefois, elle est devenue implicitement caduque comme le soulignait la ministre des droits de la femme en 2013 dans  sa réponse ci-dessous.

Abrogation de l'interdiction du port du pantalon pour les femmes

14e législature

Question écrite n° 00692 de M. Alain Houpert (Côte-d'Or - UMP)

Publiée dans le JO Sénat du 12/07/2012 - page 1534

M. Alain Houpert attire l'attention de Mme la ministre des droits des femmes, porte-parole du Gouvernement, sur les dispositions, toujours en vigueur, de la loi du 17 novembre 1800 interdisant aux femmes de porter le pantalon. En effet, cette loi - la loi du 26 brumaire an IX - précise que « Toute femme désirant s'habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l'autorisation ». Cette interdiction a été partiellement levée par deux circulaires de 1892 et 1909 autorisant le port féminin du pantalon « si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d'un cheval ». Si elles ne sont plus appliquées aujourd'hui, leur portée symbolique peut heurter nos sensibilités modernes, c'est pourquoi il lui demande si elle envisage de les abroger.

Réponse du Ministère des droits des femmes

Publiée dans le JO Sénat du 31/01/2013 - page 339

La loi du 7 novembre 1800 évoquée dans la question est l'ordonnance du préfet de police Dubois n° 22 du 16 brumaire an IX (7 novembre 1800), intitulée « Ordonnance concernant le travestissement des femmes ». Pour mémoire, cette ordonnance visait avant tout à limiter l'accès des femmes à certaines fonctions ou métiers en les empêchant de se parer à l'image des hommes. Cette ordonnance est incompatible avec les principes d'égalité entre les femmes et les hommes qui sont inscrits dans la Constitution et les engagements européens de la France, notamment le Préambule de la Constitution de 1946, l'article 1er de la Constitution et la Convention européenne des droits de l'homme. De cette incompatibilité découle l'abrogation implicite de l'ordonnance du 7 novembre qui est donc dépourvue de tout effet juridique et ne constitue qu'une pièce d'archives conservée comme telle par la Préfecture de police de Paris.

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commentaires

Cécile CC 15/12/2015 18:20

Une femme bien dans sa peau pour jouer ainsi de cette pilosité peu commune, bonne soirée

Mimi 15/12/2015 08:34

Le port du pantalon... Lorsque j'étais au College, j'ai failli me faire renvoyer dudit établissement car j'avais osé porter un pantalon. C'était l'hiver, il neigeait et le froid piquait les jambes. Mais le Surveillant Général ne l'admettait pas. Le pauvre, il s'appelait Combel !!!

pol 15/12/2015 22:41

heureusement les esprits évoluent, enfin certains