L'humour des mots.
9 Mars 2008
Aujourd’hui, nous allons parler de l’invention de ce petit morceau de caoutchouc magique qui comble de bonheur de nombreux amateurs dans le monde entier d’un
loisir à portée de toutes les bourses ! J’ai nommé la Rustine.
Le début du vingtième siècle voit l’essor de l’automobile qui reste encore un bien
au dessus de bien des budgets contrairement à la petite reine qui a rapidement trouvé de nombreux adhérents .Ils sont alors plus d’un million en France. Le mauvais état des routes à cette époque rend la pratique du vélo sujette à de nombreuses crevaisons et les moyens de réparations existants sont assez aléatoires.
Louis Rustin (1880-1954), outre sa passion pour les courses de vélo, a ouvert à Paris en 1903 un atelier de rechapage de pneus automobiles. Il cherche un moyen de réparer rapidement son vélo lors des épreuves auxquelles il participe. Il a déjà mis au point un dispositif en 1908, une bande de cuir à coller à l’intérieur des
boyaux. La première guerre mondiale va interrompre un long moment ses recherches mais en 1921, la technique est au point et il dépose le brevet de son invention tout bonnement appelée la Rustine : une petite rondelle
de caoutchouc adhésive destinée à reboucher les crevaisons. Un accessoire qui va rapidement devenir indispensable à tout amateur de bicyclettes.
10 ans plus tard, la société de Louis Rustin fabrique près de 30 millions de rustines par mois avec un slogan immuable « Unis pour la vie »
Voici un article de circonstance pour de nombreux représentants de la majorité actuelle qui aimeraient bien avoir à leur disposition de quoi colmater les nombreuses fuites d’électeurs à prévoir dans les urnes en ce dimanche d’élections.