
A partir d’aujourd’hui 2 août, Nathalie Ménigon,l’une des figures historique et emblématique du groupe Action Directe (AD). Victime en prison de deux accidents cérébraux qui l’ont laissé partiellement handicapée, elle devrait bénéficier d’un régime de semi-liberté qui lui permettra de travailler la journée avant de retourner en prison le soir.
Action Directe est un mouvement politique français d’extrême gauche né à la fin des années 1970 qui a revendiqué de nombreux attentats, hold –up ainsi que l’exécution de plusieurs personnalités principalement en France.
Certains de ses membres sont arrêtés au début des années 80 après des attentats contre des symboles du grand patronat et de l’état qui n'on fait que des dégâts matériels. Puis après l’amnistie voulue par François Mitterrand, la majorité des membres d’action directe renonce à la violence tandis qu’une minorité se radicalise et entre dans la lutte armée tout en se rapprochant d’ autres groupes révolutionnaires telle la Fraction Armée Rouge (bande à Baader)ou les brigades rouges italiennes…
Après sa dissolution et son interdiction prononcée par le gouvernement en 1982, ses membres entrent dans la clandestinité.
Les membre du groupe Action Directe sont jugés par une cour spéciale et condamnés tous les quatre à la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine incompressible de 18 ans qui a pris fin en 2005.
Toutes les demandes de libération anticipée des autres membres du groupe ont été rejetées
Seule, Joëlle Aubron en 2004, atteinte d’une tumeur au cerveau et décédée en 2006, a fait l’objet d’une suspension de peine.