Oradour sur Glane, un devoir de mémoire.
Le 10 juin 1944, les soldats de la division Das Reich massacrent la population d’Oradour sur Glane, un village de Haute Vienne proche de Limoges. La division SS commandée par le général Lammerding était basée prés de Montauban depuis son retour d’URSS où elle a subit de nombreuses pertes. Elle compte dans ses rangs de nombreux français volontaires et également les ‘malgré nous’Alsaciens (enrôlés de force dans les SS et l’armée allemande)
Après le débarquement de Normandie du 6 juin, elle reçoit l’ordre de nettoyer les maquis entre Tulle et Limoges. La veille, le 9 juin, la division a déjà massacré de nombreux civils à Tulle.
Le 10 juin, les soldats ordonnent à la population d’Oradour de se rassembler sur la place du champ de foire. Là, les femmes, les enfants et les hommes sont séparés en deux groupes, les femmes et les enfants dans l’église, les hommes dans six endroits différents où ils seront exécutés et brûlés. Les SS vont aussi chercher des habitants des hameaux alentour, certains sont exécutés immédiatement.
Les SS mitraillent et mettent le feu également à l’église où se trouvent 246 femmes et 207 enfants, tous périront à l’exception de Marguerite Rouffanche qui réussira à s’échapper par une fenêtre. Son témoignage sera précieux pour connaître les circonstances de la tuerie.
Les S.S font systématiquement le tour de chaque maison pour assassiner les gens qui ne se sont pas rendus sur la place du champ de foire. Des corps carbonisés seront retrouvés dans de nombreuses habitations, d’autres encore au fond d’un puits. Au total de 642 personnes seront massacrées ce jour là.
Depuis, le village martyr n’a jamais été reconstruit, le général de Gaulle a souhaité qu il devienne un mémorial, un nouveau bourg a été construit. C’est l’un des lieux les plus visité en Limousin avec environ 300 000 personnes par an.
En février 1953, un procès va avoir lieu, dont les familles des victimes ressortiront scandalisées, seules 2 personnes seront condamnées à mort, les autres seront condamnées à des peines de prison symboliques vite effacées par une loi d’amnistie.

