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  • : Demain sera un autre jour: des mots et leur histoire, de l'actualité, de l'humour(tel que je le conçois),des barbus moustachus et parfois la pensée du jour .
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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 23:03

LA MORT N’EST RIEN

L'amour ne disparait jamais, la mort n'est rien.

Je suis simplement passé dans la pièce d'à côté.

Je suis moi et vous êtes vous.

Ce que nous étions les uns pour les autres

Nous le sommes toujours.

Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné.

Parlez-moi comme vous l'avez toujours fait

Ne changez rien au ton

Ne prenez pas un air solennel ou triste.

Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.

souriez, pensez à moi,

Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été.

La vie signifie toujours ce qu'elle a toujours signifié.

Elle est ce qu'elle a toujours été.

Le fil n'est pas coupé.

Pourquoi serai-je hors de votre pensée,

Simplement parce que je suis hors de votre vue

Je vous attends, je ne suis pas loin.

Juste de l'autre côté du chemin.

 

Charles Peguy

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 23:02

Texte de Charles Aznavour interprété par François Morel  lors de l'émission spéciale "la grande librairie" du 17 décembre 2015 intitulée "si on lisait".

Rêver, chercher, apprendre 
N'avoir que l'écriture et pour Maitre et pour Dieu 
Tendre à la perfection à s'en crever les yeux 
Choquer l'ordre établi pour imposer ses vues 
Pourfendre 

Choisir, saisir, comprendre 
Remettre son travail cent fois sur le métier 
Salir la toile vierge et pour mieux la souiller 
Faire hurler, sans pudeur, tous ces espaces nus 
Surprendre 

Traverser les brouillards de l'imagination 
Déguiser le réel de lambeaux d'abstraction 
Désenchainer le trait par mille variations 
Tuons les habitudes 
Changer, créer, détruire 

Pour briser les structures à jamais révolues 
Prendre les contrepieds de tout ce qu'on a lu 
S'investir dans son œuvre à cœur et corps vaincus 


Écrire ta peur de sueur, d'angoisse 
Souffrant d'une étrange langueur 
Qui s'estompe parfois mais qui refait bientôt surface 
Usé de sa morale en jouant sur les moeurs 
Et les idées du temps 

Imposer sa vision des choses et des gens 
Quitte à être pourtant maudit 
Aller jusqu'au scandale 
Capter de son sujet la moindre variation 

Explorer sans relâche et la forme et le fond 
Et puis l'oeuvre achevée, tout remettre en question 
Déchiré d'inquiétude 

Souffrir, maudire 
Réduire l'art à sa volonté brulante d'énergie 
Donner aux sujets morts comme un semblant de vie 
Et lâchant ses démons sur la page engourdie 
Écrire, Écrire 
Écrire comme on parle et on crie 
Il nous restera ça 
Il nous restera ça

Ecrire CH. AZNAVOUR

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 23:03

Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

Voilà que j’ai touché l’automne des idées,
Et qu’il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l’eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?

- Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie,
Et l’obscur Ennemi qui nous ronge le cœur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie !

Charles Baudelaire (1821-1867), Les Fleurs du mal

L'Ennemi
L'Ennemi
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 23:03

….Vivre en soi ce n’est rien ; il faut vivre en autrui.

À qui puis-je être utile, agréable, aujourd'hui ?

Voilà chaque matin ce qu’il faudrait se dire ;

Et le soir, quand des cieux la clarté se retire,

Heureux à qui son cœur tout bas a répondu :

Ce jour qui va finir, je ne l’ai pas perdu ;

Grâce à mes soins, j’ai vu, sur une face humaine,

La trace d’un plaisir ou l’oubli d’une peine !

Que la société porterait de doux fruits,

Si par de tels pensers nous étions tous conduits !....

Extrait du discours en vers

de M. François Andrieux

PRONONCÉ à PARIS  le jeudi 7 juillet 1825

 AU PALAIS DE L’INSTITUT.

Texte complet sur le site de l'académie Française. Lien ci-dessous :

La Perfectibilité de l’homme
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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 23:03

Ce qu'il faut de nuit

Au-dessus des arbres,

Ce qu'il faut de fruits

Aux tables de marbre,

Ce qu'il faut d'obscur

Pour que le sang batte,

Ce qu'il faut de pur

Au coeur écarlate,

Ce qu'il faut de jour

Sur la page blanche,

Ce qu'il faut d'amour

Au fond du silence.

Et l'âme sans gloire

Qui demande à boire,

Le fil de nos jours

Chaque jour plus mince,

Et le cœur plus sourd

Les ans qui le pincent.

Nul n'entend que nous

La poulie qui grince,

Le seau est si lourd.

VIVRE ENCORE

JULES SUPERVIELLE

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