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  • : demain sera un autre jour(peut-être)
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  • : Demain sera un autre jour: des mots et leur histoire, de l'actualité, de l'humour(tel que je le conçois),des barbus moustachus et parfois la pensée du jour .
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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 23:00

chrysan1.jpgLa Toussaint est le jour où les morts de demain vont rendre visite à ceux d'hier.

Henri Duvernois.

Petite rectification: le jour des morts est le 02 novembre.

enfinjpg.jpg

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 23:00
Bientôt la fête des morts.
Avec un peu d'anticipation sur le 02 novembre, ce sera  aujourd'hui celle de Barbara Cartland disparue voici 15 ans.
Comme disait Amstrong (le cosmonaute, pas le coureur) voici un petit trépas pour l’homme mais un grand soulagement pour l’humanité. 
Tout n'est pas rose pour autant dans le monde puisque BHL continue de sévir, se poussant du col dans les médias avec des livres qu'il feint d'avoir écrit et parfois même d'avoir lu.
 
 
 
En mai, fais ce qu'il te plait, Le 21 mai 2000, Barbara Cartland s'en est allée vers son paradis rose après avoir pollué un nombre incalculable de rayonnages dans toutes les librairies du monde pendant plus de 60 ans.
 
Barbara Cartland grandit à Londres, avec sa mère, qui tient un magasin de vêtements, et ses deux frères. A 18 ans elle devient journaliste au Daily Express, en tant que spécialiste des potins, tu m'étonnes, déjà une vocation.
Elle écrit en 1923 un premier roman, Puzzle qui est alors traduit en six langues. Cette chronique amoureuse n’est malheureusement que le début d’une longue série de romans à l’eau de rose à 2 balles, avec les mêmes histoires pour adolescentes attardées, névrosées et frustrées de 2 ans et demi d’age mental, qui feront son succès: des synopsis identiques où s'entremêlent de pseudo chastes jeunes filles, rencontrant l’amour et la fortune auprès de riches hommes virils qui finissent toujours par les épouser et tra la la la lére...
C'est marrant dans ces histoires "d'amouuur", le prince charmant n'est jamais un bouseux de première, un ouvrier ou un employé de bureau lambda.
Amour rime avec toujours(toujours plus de fric, unique déclencheur de sentiments chez Cartland et ses semblables!)
Cette trame ne va pas varier d’un iota pendant des décennies.
Pendant ce temps, la vie personnelle de Barbara Cartland est moins simple :son premier mari demande le divorce après avoir lu le début du premier chapitre de l'un de ses romans. La famille, c'est sacré chez la Barbara, aussi épouse t-elle en 1936 le cousin de son premier mari, McCorquodal, ce qui fera d’elle la grand-mère par alliance de Lady Di (ça c’est pour les assidues de Voicivoilà,Pourri-Match etc.., la base même de son lectorat).
Elle sera conseillère municipale pendant neuf ans dans les années 1950(parti conservateur évidemment), et mènera aussi de virulentes croisades contre l’homosexualité et la pornographie. Les saintes croisades hypocrites des partis réactionnaires.
Ensuite, Barbara Cartland vit près de Londres, et continue à inonder le monde de ses niaiseries de manière inlassable. Dès 1983, elle entre dans le Guinness Book des records pour le nombre de livres vendus, juste derrière la Bible.Barbara Cartland est connue pour ses excentricités, son maquillage outrancier et son goût immodéré de la couleur rose. Malheureusement, elle laisse derrière elle, au moment de sa mort, 723 ouvrages et plus d’un milliard de livres vendus à travers le monde, autant de cerveaux irrémédiablement atteints par ces quelques titres piochés au hasard : tant de larmes, tant d’amour;pourquoi m’as-tu trahi ?....).
Le Tchernobyl de la pensée littéraire, une Marc Levy au féminin avant l'heure dans un autre genre.
 

cartland.jpgharlequin.jpg
 
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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 23:00
Le 29 octobre 1981 disparaissait Georges Brassens.
 
De nos jours, Georges Brassens est reconnu comme l’un des artistes majeurs de la chanson française, il est à la fois chanteur, auteur, compositeur et ses textes souvent irrévérencieux, son style inimitable sont devenus brassens-copie-2.jpgdes références.Il est de bon ton de se revendiquer de l'héritage culturel de l'ami Georges.
Le 22 octobre 1921, Georges Brassens voit le jour à Sète au bord de la Méditerranée.
Il passe une enfance plutôt heureuse auprès de ses parents; entre son père, aux idées libertaires  anticléricales prononcées et sa mère, d’origine italienne, adepte convaincue de la religion.
A l’école, Georges Brassens se distingue plus côté bagarres et chamailleries que sur le plan scolaire. Pourtant, l’un de ses professeurs, Alphonse Bonaffé va l’initier et lui donner le goût de la poésie, des textes où brassens1.jpgchaque mot est pesé.
En 1939, il quitte l’école et travaille quelques mois dans l’entreprise familiale de maçonnerie avant de monter à Paris pour tenter sa chance au début de l’année 1940.
Devenu ouvrier chez Renault, Il vit chez une de ses tantes et écrit ses textes. En 1943, il est réquisitionné pour le travail obligatoire en Allemagne (STO).Pendant sa détention, il va rencontrer son futur ami et homme de confiance, Pierre Onténiente. Profitant d’une permission en France en 1944, Brassens choisit de se cacher jusqu'à la fin de la guerre. il va trouver refuge et s’installer durablement (plus de 20 ans) chez un couple, qui lui restera très cher: Jeanne et Marcel Planche à qui il consacrera plusieurs chansons (la cane de Jeanne et Chanson pour l’auvergnat notamment).
brassens6.jpgAprès la guerre, fidèle à ses idées, il publie des articles dans la revue anarchiste « le libertaire », tout en poursuivant l’écriture des textes de ses chansons ou en mettant simplement en musique des auteurs qu’il aime: François Villon,Paul Fort, Paul Valery. Il rencontre à cette même époque la femme de sa vie, Joha Heiman, surnommée Püppchen (petite poupée en allemand).
Il faut attendre le début des années 50 pour que le succès arrive, car malgré les qualités de ses chansons, Brassens ne soulève pas grand enthousiasme lors de ses passages dans différents cabarets.brassens4.jpg
Les prises de positions volontairement provocatrices de certains de ses écrits qui stigmatisent l’imbécillité, la religion, la peine de mort, l’hypocrisie de la société bien-pensante, ajoutées à  sa timidité légendaire, sa gaucherie sur scène et ses airs d’ours mal léché ont longtemps un effet repoussoir. Lui-même se voit plus comme un compositeur que comme un interprète
brassens8.jpgIl faudra toute la conviction d’une artiste alors en vogue, Patachou, pour lui donner sa chance et la confiance qui lui manquait sur scène.
Après une tournée d’essai en province, il revient à Paris en première partie d’Henri Salvador, le succès est fulgurant, tant de la part de la critique que du public. Et  c’est en vedette qu’il passe alors à Bobino puis à l’Olympia en 1954.
Pourtant, certaines de ses chansons, comme le Gorille scandalisent la morale des censeurs de l'époque et vont rester interdites d’antenne durant de longues années.
Parallèlement à de nombreux récitals en France et à l’étranger, Il fait une incursion unique en tant qu’acteur dans un film « La porte des lilas » en 1956. Plus tard, il reviendra au cinéma pour écrire la musique et la chanson du film « les copains d’abord », un titre en accord total avec son personnage.
Ses textes font également brassens7.jpgl’objet d’un recueil « la mauvaise réputation » tandis qu'il se voit décerner plusieurs prix pour ses qualités poétiques enfin reconnues.
Georges Brassens ne se laissera jamais grisé par le succès.Sa simplicité, sa modestie, sa discrétion, son sens de la fidélité en amitié avec ses amis connus tels René Fallet, Lino Ventura, Jacques Brel, ou inconnus comme les époux Planche sont de notoriété publique.
 
Ses chansons et ses textes restent comme des œuvres d'exception dans le paysage culturel français  repris par de nombreux artistes. Une partie de son répertoire fait partie intégrante des classiques étudiés à l’école, belle revanche pour un mauvais garçon.
Atteint d’un cancer, il meurt le 29 octobre 1981 et repose au cimetière de Sète.
 
Quelques titres parmi les 200 enregistrés par Brassens :
Le Mécréant, Le Gorille, Auprès de mon arbre,  La Cane de Jeanne, La Mauvaise Réputation, Les Amoureux des bancs publics, Fernande, Chanson pour l'Auvergnat, Mourir pour des idées, Le petit cheval, Je me suis fait tout petit, Le Pornographe, Les Trompettes de la renommée, Les Copains d'abord, Supplique pour être enterré à la plage de Sète, J’ai rendez-vous avec vous……
brassens3.jpg
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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 23:50
 
cochise.jpgLe 9 juin 1874, décède le grand chef apache Cochise (le chêne en langue Apache).Il reste avec son fils Geronimo comme l'un  des symboles les plus connus de la résistance indienne aux colons américains.
Issu de la tribu des Chiricahuas, Cochise (Shi-ka-she en indien) est né aux environs de 1812 en Arizona.
A l'origine, bien loin des clichés véhiculés par Hollywood sur la conquête de l'Ouest, Cochise et sa tribu ne sont pas hostiles à l'arrivée des blancs sur leurs territoires.
Mais, au début des années 1860, il est injustement accusé de l'enlèvement d'un enfant blanc et dans les péripéties qui s'ensuivent, une partie de sa famille est massacrée par les soldats américains. Cochise va alors entreprendre une guerre ouverte de résistance contre l’armée et les colons qui, peu à peu envahissent ses terres. Pendant près de 10 ans, avec seulement 200 guerriers,  il va repousser toutes les opérations menées contre lui.
En 1872, il accepte, à la demande de son ami Thomas Jeffords, futur directeur du Pony Express et seul blanc avec qui il ait réellement lié des liens d'amitié et de confiance indéfectibles, des négociations qui vont conduire à la création d’une réserve indienne sur les territoires ancestraux des Chiricahuas  où il vivra jusqu'à sa mort en 1874.cochise1.jpg
Cet épisode des guerres indiennes se retrouve notamment dans le film "la flèche brisée"
Peu après sa mort en 1875, le gouvernement américain reniant une fois de plus sa parole, déplacera sa tribu vers le désert de l’Arizona. Rien à voir certainement avec les réserves de cuivre et d'argent découvertes à cette époque sur leurs territoires ancestraux.
Geronimo, le fils de Cochise va s’enfuir pour reprendre le flambeau de la lutte et  mener une guérilla de résistance pendant une dizaine d’années lui aussi.cochise2.jpg
 
Voici une lettre édifiante de Cochise à son ami TH Jeffords, d’une lucidité sur la guerre dont ferait bien de s’inspirer les puissants de ce monde
 
« Ce sont toujours les faibles qui perdent. Longtemps nous avons été les plus forts. Maintenant, nous sommes les plus faibles. Nous serons battus et nous mourrons, lentement si l'on réussit à nous enfermer dans des réserves, rapidement si l'on nous anéantit au cours d'une bataille. Puis ce sera votre tour. Après en avoir fini avec nous, vous vous tournerez vers d'autres peuples. Je suis certain que vous ne cesserez jamais de vous battre contres ces peuples qui sont sur des terres lointaines, de l'autre côté des océans et qui parlent des langues incompréhensibles. Serez-vous plus forts qu'eux? Vous écraseront-ils? Peu importe. Je ne sais qu'une chose : vous vous battrez sans répit. Partout où il y a des êtres vivants, la guerre est permanente. Nous autres Indiens, nous approchons de notre fin. La vôtre viendra aussi. Un homme fort rencontre toujours un homme plus fort que lui." cochise3.jpg
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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 08:35

Vingt ans - Léo Ferré

Pour tout bagage on a vingt ans
On a l'expérienc' des parents
On se fout du tiers comm' du quart

On prend l'bonheur toujours en r'tard
Quand on aim' c'est pour tout' la vie
Cett' vie qui dur' l'espac' d'un cri
D'un' permanent' ou d'un blue jean
Et pour le reste on imagine

Pour tout bagage on a sa gueul'
Quand elle est bath ça va tout seul
Quand elle est moche on s'habitue
On s'dit qu'on est pas mal foutu
On bat son destin comm' les brêmes
On touche à tout on dit: "Je t'aime"
Qu'on soit d'la Balance ou du Lion
On s'en balance on est des lions ...

Pour tout bagage on a vingt ans
On a des réserv's de printemps
Qu'on jett'rait comm' des miett's de pain
A des oiseaux sur le chemin
Quand on aim' c'est jusqu'à la mort
On meurt souvent et puis l'on sort
On va griller un' cigarette
L'amour ça s'prend et puis ça s'jette

Pour tout bagage on a sa gueul'
Qui caus' des fois quand on est seul
C'est ç'qu'on appell' la voix du d'dans
Ça fait parfois un d'ces boucans ...
Pas moyen de tourner l'bouton
De cett' radio, on est marron
On passe à l'examen d'minuit
Et quand on pleure on dit qu'on rit ...

Pour tout bagage on a vingt ans
On a un' rose au bout des dents
Qui vit l'espace d'un soupir
Et qui vous pique avant d'mourir
Quand on aim' c'est pour tout ou rien
C'est jamais tout, c'est jamais rien
Ce rien qui fait sonner la vie
Comme un réveil au coin du lit

Pour tout bagage on a sa gueul'
Devant la glac' quand on est seul
Qu'on ait été chouette ou tordu
Avec les ans tout est foutu
Alors on maquill' le problème
On s'dit qu'y a pas d'âg' pour qui s'aime
Et en cherchant son cœur d'enfant
On dit qu'on a toujours vingt ans ..

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 17:24
jack.jpgEntre le 31 août et le 9 novembre 1888, l’Angleterre connait une série de crimes défrayant la chronique  par la cruauté des actes pratiqués sur les corps retrouvés mutilés des victimes autant que par le jeu du chat et de la souris entre l’assassin et la police à travers la presse avide de pourvoir ses lecteurs en sensations fortes.
Le premier des 5 crimes a lieu comme tous les autres dans le quartier extrêmement pauvre de l’est de Londres, White Chapel. Dans la nuit du 31 août, on retrouve le corps d’une prostituée, égorgée et éventrée. C’est un autre point commun dans l’affaire: toutes les victimes à venir imputées à Jack l’éventreur seront des prostituées jack1.jpgoccasionnelles.
Très tôt, une certaine presse quotidienne déjà avide d’affaires sordides pouvant doper ses ventes se saisit de l’histoire, d’autant que les mobiles du tueur demeurent inconnus. Le mystérieux assassin nargue la police en envoyant des lettres, une quinzaine en tout, directement à Scotland yard ou aux journaux en signant « Jack the riper ».
Certains historiens prétendent que jack2.jpgle surnom de jack l’éventreur est l'invention d'un journaliste flairant le bon filon et voulant donner plus de retentissement à l’affaire.
Toujours est-il que la nature des différents meurtres, la plupart en pleine rue ou dans des endroits semi- publics ainsi que la dextérité chirurgicale dont fait preuve l’assassin suscitent effroi et admiration dans la population.
Les meurtres se multiplient et la police reste impuissante. L’assassin continue sa sinistre besogne en découpant ses victimes, emportant parfois avec lui certains organes. Plusieurs suspects sont arrêtés par erreur et relâchés.jack4.jpg 
Les policiers ne parviendront jamais à élucider le mystère de jack l’éventreur car les meurtres s’arrêtent aussi soudainement qu’ils ont débuté par une dernière victime, chez elle cette fois ci, le 9 novembre 1888.
jack5.jpgDepuis, policiers, journalistes et divers auteurs en mal de reconnaissance suivent des pistes pour éclaircir l’histoire, donnent leurs avis, publient les résultats de leurs enquêtes sur l’identité probable de ce tueur en série et ses mobiles.
On retrouve donc tour à tour comme accusé potentiel et plausible : le médecin de la reine, le prince héritier de la jack7.jpgcouronne Albert Victor, le peintre Walter Stickert en raison de la ressemblance de ses oeuvres avec les meurtres et de certaines lettres retrouvées chez lui.
D'autres hypothèses voient également le jour car certains désaxés s’attribuent les crimes de jack l’éventreur à l'instar du docteur Cream lors de son exécution.
Certains indices orientent les soupçons vers un médecin charlatan ayant émigré vers les Etats-Unis à la période où s’arrêtent les meurtres à Londres. Sa trace est retrouvée dans l’Ouest américain car des crimes de même nature se produisirent après son arrivée aux USA.
Plus récemment, la piste est repartie dans une autre direction celle d’une femme, peut-être apprendrons- nous dans quelques temps que Jack l’éventreur était en réalité Jackie.

jack3.jpgjack6.jpg
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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 18:11

26 décembre 1999.

Alors qu'en cette fin d’année 1999, on nous annonçait partout le grand bug informatique de l’an 2000 qui se profilait, que certains prédisaient même quasiment la fin du monde comme Paco Rabanne, prétendument l’une des réincarnations de Nostradamus, qui fait un peu dans les parfums, un peu dans la « haute couture », et surtout beaucoup dans l’autopromotion avec ce genre d'histoires. Il nous avait déjà fait le coup avec l'éclipse solaire du 11 août 1999.

Ce brave Paco nous certifiait à longueur d’année 1999 que la station Mir allait nous tomber sur la tête, à Paris très exactement. C’est finalement bien du ciel qu’est venue la catastrophe en ce 26 décembre 1999 mais pas vraiment celle que l’on attendait.temp.jpg.les prédictions à la noix de Paco se sont envolées dans un courant d'air.

La première des deux tempêtes nommée Lothar, va toucher la France plus une partie de l’Europe dans la nuit du 26 décembre. Cette tempête du siècle va débouler sur le pays la traversant d’est en ouest avec des bourrasques avoisinants souvent les 200km/h dévastant tout sur leur passage.temp4.jpg L‘anémomètre de la Tour Eiffel restera bloqué après avoir enregistré des pointes à 216 km/h.

Une autre tempête, Martin, touchera le pays le 28 décembre.Le pays n’a jamais connu de cyclones de ce type.88 personnes trouveront la mort en France.

temp2.jpg60 millions d’arbres seront abattus, 5000 000 hectares de forêts sont détruits. Des centaines de pylônes électriques et téléphoniques sont arrachés, des routes des autoroutes sont impraticables et des millions de foyers se retrouvent complètement isolés, coupés du monde sans électricité ni téléphone durant de nombreux jours.temp3.jpg

 

Les services de Météo France, très critiqués en France à l’époque pour n’avoir pas anticipé l’ampleur de l’événement ont depuis mis en place un système de cartes de vigilance pour cibler les départements concernés par les phénomènes météo extraordinaires.temp6.jpg

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 23:03

Voici certaines des réparties d'Ernest Désiré Landru durant son procès pour les meurtres de onze femmes:landru-juge-copie-1.jpg

      

A l'huissier chargé de lui remettre la liste des jurés, il glisse :

Il n'est pas vraiment utile de se déranger surtout un dimanche, pour si peu de choses.

Au Président du tribunal :

-Quand je donne un ordre à mes enfants, moi, Monsieur le Juge, ils obéissent. Ils ne cherchent pas le pourquoi ni le comment. Je me demande comment vous élevez les vôtres!

 Contestant les faits reprochés :

-Si les femmes que j'ai connues ont quelque chose à me reprocher, elles n'ont qu'à déposer plainte!

Devant l’hilarité de l’assistance, le juge menace : Si les rires continuent, je vais demander à chacun de rentrer chez soi ! Landru réplique : « Pour mon compte, monsieur le Président, ce n'est pas de refus. ».

 

 -Moi ? J'ai fait disparaître quelqu'un ? Si vous croyez tout ce que racontent les journaux.

Et au curé  qui lui demandait juste avant son exécution :

Alors Landru, Dieu existe-t-il?

-Monsieur le curé, vous n'êtes pas sérieux. Je vais mourir et vous me posez des devinettes!

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 23:00

 

landru2.jpgLe 7 novembre 1921, débute un procès qui va captiver les foules et le tout-Paris  durant trois semaines, celui d’Henri Désiré Landru, un singulier personnage, criminel  accusé de la disparition d’au moins onze femmes.

Etienne Désiré Landru est né le 12 avril 1869 à Paris. Il se marie à 22 ans et exerce divers métiers avant de commettre sa première vraie filouterie : Il vend par correspondance des bicyclettes à pétrole payées au tiers en précommandes mais jamais livrées.

Durant une dizaine d’années entre 1893 et 1904, il multiplie les arnaques sous divers noms d’emprunt. Il est condamné à plusieurs reprises, soit à des amendes, soit à des peines de prison auxquelles il parvient à échapper jusqu’en 1909 en se faisant passer pour malade mental.

Mais la plainte d’une femme dépouillée à la suite d’une escroquerie au mariage, lui vaut cette fois une peine de 3 années d’incarcération.

Sitôt libéré, une nouvelle affaire est montée, il achète un garage, ne le paie pas mais le revend dans la foulée et disparaît. Identifié, Il est condamné par contumace (en son absence) à 4 années de  bagne à Cayenne et à la relégation (obligation de rester sur l’île après la peine de travaux forcés).

Dès lors vers 1915, en fuite et pour ne plus risquer d’être reconnu par ses victimes, Landru semble changer de stratégie. Il va profiter des effets de la première guerre mondiale et du nombre important de femmes esseulées.

Landru se crée un personnage, un veuf aisé qui cherche l’âme sœur. Ses cibles sont toutes des femmes solitaires et plutôt à l’aise financièrement. Il leur fait la cour, leur promet un mariage intéressant, s’arrange pour leur faire signer des procurations sur leurs comptes  et les invite le temps d’un week-end dans la maison qu’il loue dans les Yvelines (Seine et Oise d’alors) à Vernouillet puis à  Gambais. Et à partir de là mystère, la trace de ces femmes se perd à jamais.

C’est par le maire de la commune que Landru va finalement être confondu. Vers la fin de l’année 1918, le maire de la ville reçoit tout d’abord une lettre d’une femme sans nouvelles de sa sœur depuis son installation à Gambais avec un homme. Il n’y prête que peu d’attention puis une seconde lettre parvient à la mairie concernant une autre disparition.

Même si le nom de l’homme accompagnant les deux disparues est différent, le maire trouve la ressemblance des faits plus que troublante et met les deux familles en contact, une plainte est déposée et l’enquête débute.

Le nom du propriétaire de la villa est vite trouvé mais impossible de mettre la main sur le locataire quand la parente de l’une des supposées victimes reconnait par hasard un homme à la sortie d’un magasin. La police alertée localise l’individu et l’arrête aux motifs d’escroquerie et d’abus de confiance.landru.jpg Mais Landru est un méticuleux, maniaque des comptes bien tenus. La fouille de ses papiers et de ses carnets de comptes va faire apparaître l’amplitude de ses escroqueries et de ses méfaits. Outre le nom des 283 femmes qui ont pris contacts avec lui à la suite de ses annonces matrimoniales, la liste comporte le nom de dix femmes déclarées disparues. Aussitôt Landru est inculpé d’homicides.

chaudiere.jpgA la suite des perquisitions effectuées dans les villas louées par Landru, de nombreux débris humains sont sortis de la cheminée et de sa cuisinière. On retrouve également des factures d’achat de scies associées avec le nom des femmes disparues, une date et une heure. Pour les policiers cela indique clairement les jours et heures des crimes. Les preuves les plus évidentes aux yeux des enquêteurs restent les reçus des billets de train : un aller-retour pour Landru, un aller simple pour chacune de ses victimes.

Landru n’avouera jamais aucun de ses crimes, tout juste concédera-t-il les escroqueries. Durant tout son procès, il se montre hautain, narquois, fait preuve pour sa défense de beaucoup d’éloquence et d’humour noir (Voir exemples ici).landru-juge.jpg.

 Malgré tout, il est condamné à mort le 20 novembre 1921. Sa demande de grâce refusée, il est guillotiné à Versailles  le 25 février 1922.

L'idéal féminin de Landru? La femme au foyer bien évidemment !

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 22:00

19 octobre 1873, publication du recueil 'une saison en enfer' écrit par un jeune poète prénommé Arthur, qui contient l'un des textes     les plus célèbres de la littérature française:rimbaud.jpg*


Le dormeur du Val

 C’est un trou de verdure où chante une rivière7

Accrochant follement aux herbes des haillons

D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,

Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,

Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

Dort ; il est étendu dans l’herbe sous la nue,

Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

Sourirait un enfant malade, il fait un somme :

Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;

Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine

Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

 

Arthur Rimbaud

*image issue du site de France culture

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