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  • : Demain sera un autre jour: des mots et leur histoire, de l'actualité, de l'humour(tel que je le conçois),des barbus moustachus et parfois la pensée du jour .
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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 12:27

 
Tire-au-flanc: c’est en cherchant un synonyme de paresse pour l'un de mes textes que je me suis arrêté sur cette expression. 

Tire-au-flanc à une époque électorale pas si éloignée d'avant la crise économique où le juste mot à la mode était "travailler plus" semblait une expression désuète prétexte à  provocation dans ce futur pays merveilleux et magnifique de labeur (travailleuse de seconde génération) que nous promettait tous les spin doctors ou afficionados de notre président déchu. 
Malgré les vaines tentatives de tous ses amis propriétaires des grands groupes de presse et de communication pour assurer sa réélection, quitte à ratisser très large jusqu'à des milieux bas du front, ce fut un échec. Les efforts de beauf FM et Cie n'ont pas suffi, la déculottée a été sévère mais ce n'est que partie remise, tant ils s'efforcent depuis 2012 de ramener sur le devant de la scène leur protégé se posant en sauveur de ce qu'il a détruit plus que quiconque. Comptons sur  notre médiatique pompier pyromane pour nous rejouer son rôle favori. 
La démocratie a au moins ce mérite, une certaine alternance a eu lieu même s'il est difficile de reconstruire sur les ruines laissées par les anciens propriétaires avec la crise qui perdure. L'honnêteté ne paie pas dans notre pays, mais on peut au moins se regarder le matin sans honte dans le miroir.
Oublions un instant les brebis égarées et revenons à nos moutons: Mais d’où sort donc cette expression tire-au-flanc? 
Voilà une excellente question et je me félicite de me l'être posée pour vous faire profiter de la réponse. 
Tire-au-flanc est  une utilisation figurée du langage qui nous vient directement  de notre chère armée, au temps glorieux  où l’on pouvait se faire zigouiller en vrais hommes face à l’ennemi. Le temps béni où les deux armées se mettaient face à face pour se rentrer dedans après s’être copieusement arrosées de plomb. On y allait à la baïonnette, à l’épée, à la lance, au couteau que sais-je encore, avec les dents pour ceux à qui il en restait. En plein cœur de la mêlée, ça bastonnait à tout va. Ah c'était le bon temps, ces champs de batailles garnis de dépouilles fumantes, de moribonds par milliers, de toute cette chair à canon étalée quand ces salauds de pacifistes n’étaient pas encore là pour nous gâcher la fête.
Bref, dans une bonne guéguerre, il y avait un front où ça cognait duraille avec une espérance de vie égale à la racine carrée de zéro et les flancs  un peu moins chauds, pour souffler un peu en espérant, atireau.jpg en attendant que les choses se calment un poil ;  l’endroit rêvé pour certains mauvais esprits qui tenaient un peu plus à leur peau.
Et mieux encore que les flancs, pour les plus doués, l'idéal était de se retrouver à l'arrière du front et de la grosse bagarre et ceux là, souvent les plus gradés ou bien les plus dégourdis, on les a surnommé rapidement les tire-au-cul.
Ils sont facilement reconnaissables : ils engrangent du galon, de l'assurance et de la considération au même rythme que les soldats de base prennent du plomb. Un copier-coller de la vie en général, mon général. 
Camarade lors du prochain conflit qui ne saurait tarder,à moins que tu ne soies gradé ou issu des beaux quartiers, si tu veux ton nom bien en haut de l'affiche des morts aux champs d'horreurs : choisis bien ta place, y'aura sûrement pas des médailles posthumes pour tout le monde.
gaarde à vous soldat!

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commentaires

hesteve-pamphile 20/11/2014 15:36

Oh ! oh ! que tout cela est tendancieux... Hors sexe, cette fois.