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  • : Demain sera un autre jour: des mots et leur histoire, de l'actualité, de l'humour(tel que je le conçois),des barbus moustachus et parfois la pensée du jour .
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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 23:00
Louis de Funès, reste comme l’un des acteurs comiques français les plus célèbres au travers de la centaine de films dans laquelle il a tourné.
de-funes4.jpg De funès est né le 31 juillet 1914 à Courbevoie. D'origine espagnole, son nom complet est né Louis Germain David de Funès de Galarza. Ses parents sont arrivés en France dix ans plus tôt après que son père ait enlevé sa mère car les parents de celle-ci refusaient leur mariage.
Pas très motivé pour les études et après plusieurs tentatives avortées dans différentes branches professionnelles, sa mère l’inscrit à l’école technique de la photographie et du cinéma, d’où il sera également renvoyé. Commence alors une période difficile alternant petits boulots et chômage. Il est également pianiste de nuit dans les bars, payé au pourboire ou  jouant pour des cachets de misère. Il souhaite malgré tout devenir comédien. Il va entrer pour quelques temps au cours Simon, ce qui lui permettra de faire plusieurs figurations théâtrales.
Après la guerre, il va réellement débuter au cinéma, d’abord uniquement comme figurant, puis s'enchaîneront les petits rôles, certains parfois tournés le même jour dans différentes productions et différents studios situés aux quatre coins de la région parisienne, voire plusieurs personnages(silhouettes) dans le même film.
C’est au début des années 50, engagé avec l’équipe des branquignols de Robert Dhéry dans “ Les belles bacchantes“,  une revue adaptée à l’écran que va débuter sa véritable ascension.
En 1956, son inoubliable  rôle de Jambier dans “La traversée de Paris“ avec Gabin et Bourvil va lui ouvrir de nouveaux horizons ( à noter que pour ce film mythique de Claude Autant- Lara, personne ne voulait de Bourvil, considéré à l'époque comme un has been. Jean Gabin dut user de tout son poids pour l'imposer dans le rôle de Marcel Martin, avec à la clé un prix d'interprétation masculine pour Bourvil lors de  la Mostra de Venise). Dans cette scène de quelques minutes, De Funès compose le rôle qui sera souvent le sien, celui du veule  devant plus fort que lui et celui du colérique intraitable face au faible. 
Son tour de force dans le film lui ouvre la voie pour quelques rôles principaux, notamment le compositeur suicidaire d"un cheveu sur la soupe"  qui lui vaudra le grand prix du rire en 1957, suivi de  Blaireau dans “Ni vu Ni connu“, un succès commercial qui permettra à une gazette de titrer déjà 'De Funés: l'acteur le plus drôle de France". Puis, étrangement sa carrière cinématographique semble ensuite marquer quelque peu le  pas.
Mais, grâce au théâtre et notamment la fameuse pièce Oscar (reprise au cinéma 10 ans plus tard)  son succès ne va plus jamais se démentir. de-funes2.jpg
de-funes5.jpgA partir du début des années soixante, son énergie, ses colères, les grimaces, les mimiques de son personnage comique, hypocrite, irascible,  tyrannique, pas vraiment méchant au fond, garantissent la réussite commerciale des films dans lesquels il joue. Sa popularité ne va cesser de grandir auprès du public. En 1964, il tourne sous la direction de Jean Girault le premier volet des gendarmes : Le gendarme de Saint-Tropez fait un carton considérable. La même année il triomphe également dans Fantômas avec Jean Marais. L’année suivante le Corniaud  de Gérard Oury lance son duo  avec Bourvil. 1967 toujours avec Oury et Bourvil verra la réussite extraordinaire de la Grande Vadrouille (plus de 17 millions d’entrées, record longtemps inégalé).de-funes8.jpg
Infatigable, il poursuit en parallèle sa carrière théâtrale, mais sa santé devenue fragile et deux infarctus en 1975, l’obligent à ralentir son rythme, à abandonner le théâtre et à limiter ses apparitions à l’écran. Il se repose et cultive son jardin (une autre de ses passions) dans son château de Clermont.
En 1976, le succès de L’aile ou la cuisse aux côtés de Coluche marque son retour au cinéma.
Il décède le 27 janvier 1983, victime d’un nouvel infarctus. Ses prestations dans les films ont attiré plus de 270 millions de spectateurs, le dernier qu’il a tourné est Le gendarme et les gendarmettes.de-funes3.jpg.Le dernier des navets semblait sauvé dès que son nom apparaissait au générique.
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Depuis sa disparition, il a été trop souvent hélas (mal) imité par de pseudo"acteurs" montrant par là même leurs limites. Quant aux professionnels de la profession, qui  ne reconnaîtront son génie comique qu'après sa disparition, leurs critiques de l'époque sont au niveau de leurs frustrations et leur talent à peu près égal à la racine carrée de zéro. Le public lui ne s'y est jamais trompé.
 

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