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  • : Demain sera un autre jour: des mots et leur histoire, de l'actualité, de l'humour(tel que je le conçois),des barbus moustachus et parfois la pensée du jour .
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 08:01

 Il est des dates et des combats qu’il est parfois bon de se remémorer surtout à quelques semaines du premier tour des élections présidentielles avec son lot de candidats dignes descendants de la caste de ceux qui en 1936 critiquaient encore et toujours les ‘trop’ nombreux privilèges croissants des travailleurs. Ils viennent nous donner des leçons de morale et de civisme. Les mêmes qui veulent toujours nous serrer un peu plus la ceinture, nous vider les poches pendant que leur besace et celle de leurs proches s’arrondit à nos dépens, cultivant l'entre-soi, partageant les bénéfices de nos sacrifices grâce à un népotisme d'un autre âge. Eux, cumulards patentés, qui veulent nous faire travailler plus et plus longtemps comme Juppé, Fillon et leurs amis alors qu’ils s’empressent de prendre leur retraite de la fonction publique dès que possible (Juppé retraité de l’inspection des finances à 57.5 ans) puis continuent la vie politique car ils en ont fait un métier à temps plein qui rapporte gros. Ils ont trop souvent préparé le lit des extrêmes et s'empressent de le reborder pour ne pas être débordés sur la droite.  L'avenir appartient toujours de nos jours à ceux dont les ouvriers se lèvent tôt.

Alors vote utile, fébrile, futile ou pas, avant de déposer votre bulletin et de suivre le gros du troupeau

rappelez-vous en regardant vers l'avenir les luttes d’hier, celles qui vous permettent aujourd'hui de profiter par exemple de quelques semaines de congés payés entre autres.

En mai 1936, le pays est touché par des grèves qui affectent la plupart des secteurs économiques. La victoire du front populaire aux élections législatives du 3 mai a soulevé d’immenses espoirs. Mais constitutionnellement, Léon Blum doit attendre un mois pour former son gouvernement. L’impatience grandit, les ouvriers réclament des congés et le passage de 48 heures à 40 heures hebdomadaires. Début juin, la situation s’aggrave et le pays est au bord de la paralysie complète. Les représentants du patronat prennent peur et acceptent l’ouverture de négociations.

Elles aboutiront le 7 juin 1936. Les accords de Matignon sont signés entre la CGT (Confédération Générale du Travail) et le Medef de l’époque : la Confédération Générale de la Production Française (CGPF) et l’état représenté par Léon Blum, alors président du conseil (le premier ministre sous la IIIéme république en gros).

Avec ces accords, Les ouvriers obtiennent de nombreux « avantages » :

- Des contrats de travail.

- Les salaires sont augmentés de 7 à 15 % en moyenne.

- la liberté d'exercice du droit syndical. C’est (presque) la fin des syndicats ’’jaunes’’ crées par les patrons.

Enfin, ils obtiennent la création de conventions collectives, la semaine de 40 heures et 15 jours de congés payés (douze jours + le week-end).

La semaine de 40 heures et les congés payés ne font pas partie des accords de Matignon, mais en découlent. Ils étaient de toute façon prévus dans le programme du Front Populaire.

Le symbole des congés payés et des 40 heures hebdomadaires va marquer les esprits, des patrons vont même les appeler ’’ les congés payants’.

La presse très puissante et déjà très à droite parlera de " la semaine des deux dimanches ".

Pétain, plus tard dans un discours qui ressemble un peu à ce que l’on a pu entendre récemment va fustiger " l’esprit de jouissance " qui, selon lui, l’avait  emporté sur l’esprit de sacrifice.

Les premiers congés payés débuteront le 20 juin 1936.

Fixés au départ à 2 semaines, ils sont portés à 3 en 1956, 4 en 1969, et enfin 5 en 1982.

Bon, c’est bien beau tout ça, mais fini de rêvasser au bon temps, en attendant les vacances, faut se remettre au boulot. Allez hop ! 

Des Accords...

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commentaires

Nell 11/04/2017 18:01

Je suis complètement le raisonnement de Mimi. J'irai voter pour la mémoire de ceux qui se sont battus, mais je suis écœurée par toute cette mascarade que l'ion nous sert depuis des mois... Merci de ton passage, Pol, et belle fin d'après-midi

Mimi 10/04/2017 18:51

J'ai toujours en mémoire le combat que mon grand-père paternel (ouvrier dans l'industrie textile) a bien voulu me raconter, lui qui parlait si peu et qui ne voulait pas effrayer l'enfant que j'étais alors et qui voulait savoir... Il n'a jamais voulu acheter un brin de muguet à ma grand-mère le premier mai, car ce jour-là lui rappelait trop de mauvais souvenirs. À chaque fois que je vote, je pense à lui et à son combat et à chaque fois que j'entends nos hommes politiques véreux, je ne peux m'empêcher de penser à ce qu'il aurait pu en penser...